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Nahoko Okada
# she won’t let you go till you're scarred - ft. ShotoVen 16 Avr - 23:31
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she won’t let you go till you're scarred
ft. Shoto Todoroki
cold cold cold - cage the elephant (song)

Les pensées mugissaient, une tempête s’échouant sur les rivages de ta raison ; tes émotions fracassées sur les roches acérés de ton patronyme tatoué sur tes lèvres. Ton âme se transformait en mer déchaînée des révélations qui surgissaient dans tes rêves. Tu dormais peu, terrorisée à l’idée de découvrir encore de nouveaux détails, car les souvenirs réapparaissaient dès ton réveil léthargique. Tu subissais les jours mornes d’un enfer bien ancrée dans ton corps, ton corps qui ne cessait de s’amollir par le poids des crimes des Okada. Ton regard se perd sur le reflet de ton anatomie sur la vitre de boutique vintage, visage reflétant l’aquarelle bleuté sous tes yeux émeraudes. Tu venais de passer la matinée entourée de vautours qui attendaient de toi que tu fasses le moindre faux pas. Avant même d’entrée dans l’immense pièce ornée de tableau bien trop luxueux où s’agglutinaient les hommes aux cornes rougeâtres, tu le savais Nahoko. Tu savais qu’ils attendaient la moindre douceur dans ton regard pour détacher ton visage de tes épaules frêles. Pour eux tu n’as pas la prestance de l’héritière du trône dans les bas-fonds de l’humanité mais pour être honnête, tu en es bien consciente, c’est d’ailleurs une place que tu laisserais volontiers. Cependant ce n’est pas le souhait de ton géniteur. Visage levé vers le ciel, contemplant l’horizon, souhaitant te noyer dans le bleu éthéré des cieux peut-être que là-haut, la douceur, la simplicité de cette fresque soignerait tes plaies. Mais ton envie de vivre caressant ton visage, jaillissant des flots, ravivait ta volonté de goûter aux choses superficielles de l’existence. La résilience ne se laisserait pas éroder par l’acide de ce que l’on t’impose. Néanmoins, tu sombres peu à peu Nahoko, tu sombres dans la douleur de ta solitude. Seule, c’est ce que tu es, aucun pilier à portée de tes doigts pour t’empêcher de couler.

doctor look into my eyes
i've been breathing air but there's no sign of life
doctor the problem's in my chest
my heart feels cold as ice but it's anybody's guess


Tu le quittes. Tu quittes ton reflet, le corps embrasé des caresses provoquantes de l’épiderme des hommes souhaitant ta chute sur ton épaule dénudée. Des caresses qui ont su décimer la peau sous l’affront des phalanges qui n’auraient jamais dû connaître la douceur de ton derme immaculé, sucré. Blanche colombe souhaitant te dérober de ta cage devenue étouffante avant de la retrouver au moment où ton pied heurtera le sol familial. Avec errance, tu sectionnes l’air de l’immense ville à la recherche de quelques secondes de liberté. Un simple regard en arrière, une erreur Nahoko. Il ne t’a fallu que de quelques secondes pour reconnaître un visage familier. Un homme en noir que tu avais rencontré dans la matinée. Les traits de son visage n’annonçant rien de bon, tu te tournes à nouveau, ignorante du danger planant au-dessus de ton corps telle une image de Damoclès. Une démarche un peu plus rapide, le visage grave, les yeux songeurs, craignant le courroux qui semble te suivre de près. Nymphe de l’obscurité scrutant le monde qui t’entoure d’un regard peu assuré, avec une pointe d’effroi. Cette peur de te voir prise par surprise par les mains de l’homme qui fera de toi un objet à qui l’on susurra des horreurs. Tes chevilles déjà à l’agonie d’être malmenées pour la simple raison de te rendre plus détestable, un simple jouet à qui l’on demandera de léguer sa place après s'en être amusé.

doctor can you help me cause i don't feel right
better make it fast before i change my mind
doctor can you help me cause i don't feel right
better make it fast before i change my mind


Le cynisme borde la mine patibulaire de cette longue silhouette sombre à quelques mètres de toi. Il te faut une solution, n’importe laquelle. Alors que tu t’apprêtes à jauger à nouveau votre distance, tu heurtes le corps d’un homme inconnu. Sans réfléchir, tes doigts viennent se glisser contre son bras, serrant le tissu de sa veste comme pour attirer son attention.  

- Je te trouve enfin !

Une voix forte que tu espères être entendue par l’homme en costard. Tes pulpes ne daignant pas se séparer du textile tandis que tu portes enfin ton regard sur l’étranger, victime de ta maladresse. Le déclic d’un battant coulissant faisant rater au charbon te servant de cœur quelques battements vitaux. Douleur et crainte se mélangeant en ton estomac que plus aucun homme ne visite alors que tu balances un regard curieux au traqueur. Tu pourrais utiliser ton alter Nahoko mais cela ne ferait qu’attirer l’attention sur toi et sur lui, sur lui qui pourrait révéler au monde ton identité que tu traines à la cheville comme un boulet.

- J’ai besoin de toi...  

S’échappant de tes lèvres les aveux ; ce besoin de l’autre afin de ne pas se noyer profondément dans les abysses qui menacent de prendre ton corps entre ses griffes. Tel un appel à l’aide alors que tes doigts prennent davantage possession de lui. Ton bras enroulant le sien, ton autre main glissant contre son haut pour donner un aspect faux de proximité entre vos deux âmes anonymes.  

well it's cold, cold, cold, cold inside
darker in the day than the dead of night
cold, cold, cold, cold inside
doctor can you help me cause something don't feel right
something don't feel right


 
Nahoko Okada
Pour les curieux

Shoto Todoroki
# Re: she won’t let you go till you're scarred - ft. ShotoMar 20 Avr - 13:17

she won’t let you go till you're scarred
Les pensées s'emmêlent, tortueuses dans son esprit, ressassant les souvenirs qu'il aimerait pourtant oublier, susurrant des questions qu'il souhaiterait tout simplement ignorer. Chaque nouvelle visite est une brève avancée, un pas de plus vers cette rédemption à laquelle il rêve, pourtant chaque fois qu'il franchit cette porte, lorsque son regard croise les prunelles grisâtres, brumeuses, semblable à la sienne, c'est un mélange de sentiments confus et profonds qui s'emparent de lui.

Les moments partagés avec sa mère se faisaient bien plus fréquemment qu'avant, bien que l'appréhension soit toujours présente il était conscient désormais que renouer avec son passé était le seul moyen pour parvenir à avancer et lorsqu'il l'avait retrouvée après une dizaine d'années, il avait finalement compris quel serait son but premier.

Des années à rattraper, des centaines de pensées, de doutes, de questions, qu'il s'était contraint à garder pour lui et qu'il pouvait à présent partager avec une mère, sa mère. Ils avançaient doucement, marchant à pas de loup sur ce qui semble être un océan gelé prêt à céder au moindre faux pas, deux âmes brisées, torturées, deux passés tourmentés et liés. Endeavor, son père, était le seul sujet qu'ils évitaient d'aborder, parfois quelques remarques, quelques questions à son sujet se perdaient dans le fil de leur conversations mais Shoto préférait les balayer, comme toujours ayant simplement peur de se laisser une fois encore submerger, incapable de comprendre comment et pourquoi sa mère semblait prête à lui pardonner.

Les lettres s'accumulaient sur le bureau immaculé de cette chambre dont sa mère était prisonnière, chacune d'elles lui appartenait, des courriers soigneusement rédigés à la plume, des pensées, des tranches de vie qu'il souhaitait partager avec elle, des écrits parfois anodins pourtant si importants à ses yeux, comme les paroles d'un enfant qui raconterait la plus banale de ses journées avec néanmoins cette lueur d'excitation brûlant au fond de son regard. Elle abordait chacune de ses lettres, reprenant ses phrases, ses questions, ses doutes, comme si elle avait appris par cœur le moindre de ses mots et comme toujours avec cette douceur qui la caractérisait tant, elle parvenait à l'apaiser, à lui ouvrir un peu plus les yeux et lui murmurait combien elle était fier de lui.

L'échec était une chose difficile à aborder, un sentiment qu'il avait depuis trop longtemps oublié alors il avait simplement parlé, expliqué comment et pourquoi il n'avait pas obtenu sa licence, se blâmant pour avoir une fois encore laissé son père dicter inconsciemment son destin. C'était presque un soulagement de pouvoir en parler à quelqu'un, de savoir qu'elle ne le jugerai pas pour avoir été faible, que l'échec en soit n'était pas important tant qu'il en tirait les bonnes leçons. Puis la question fatidique était arrivée. "Comment à réagi ton père ?" les frissons qui avaient parcourus son corps lui firent détourner les yeux un instant, l'inquiétude qui avait émanée de ses mots, de son regard poussa Shoto à vouloir la rassurer, lui dire qu'il n'était plus l'enfant terrifié sur qui il pouvait lever la main mais les mots refusèrent de franchir la barrière de ses lèvres alors il avait répondu la seule chose dont il était certain. "Je ne sais pas."

Le cadet Todoroki n'avait pas croisé son père depuis qu'il avait été recalé, il avait brillamment ignoré ses messages, ses appels et était plutôt surpris qu'Endeavor n'ai pas tout simplement tenté de débarquer à l'internat mais une chose était sûre, il n'était pas prêt à lui faire face, à entendre toutes ces conneries à propos de son chef-d'œuvre, sa plus belle création échouant à l'un des examens les plus important de sa scolarité.

Ce sont ces pensées qu'il traînait avec lui sur le chemin du retour, elles refusaient de quitter son esprit, réveillant des insécurités qu'il refusait simplement de laisser s'exprimer et c'est perdu, enfermé dans sa propre bulle, les mains profondément enfoncées dans les poches de son pantalon, qu'il fut heurté par quelqu'un. Les excuses qui devaient quitter ses lèvres furent bloquées dans sa gorge avant même qu'il ne puisse les prononcer, son esprit étant à présent focalisé sur une seule chose, la prise que cette inconnue avait sur lui et la proximité dérangeante de leur deux corps. Les contacts physiques, hormis lors d'un combat, étaient une chose que Shoto avait appris à éviter au fil des années, la douceur et l'amour avaient disparu lorsque sa mère avait été emmenée loin de lui, laissant simplement place à la violence et la douleur alors lorsque quelqu'un tendait la main vers lui son corps agissait sans même qu'il puisse réfléchir, cherchant à repousser instinctivement le moindre contact.

Les prunelles dépareillées de l'étudiant vinrent finalement croiser le regard émeraude de cette inconnue tandis que de nouvelles questions se bousculaient dans sa tête, elle devait le sentir, la tension dans son corps, la façon dont le bras qu'elle avait happé était devenu bien plus glacial qu'auparavant, défense inconsciente de son corps pour la forcer à s'éloigner. Pourtant elle s'y accroché toujours comme si il était la seule chose  qui pouvait l'empêcher de sombrer dans des abysses dont il ignorait tout.

" Lâche m- ..."

Demande ferme, cinglante, écourtée par l'appel à l'aide déchirant de cette jeune fille dont il ne connaît rien. Les sourcils froncés d'incompréhension, le regard glacial de l'étudiant scrute derrière elle pour finalement comprendre ou plutôt que se faire une idée de la situation. Un homme semble marcher dans leur direction, et si croiser le regard de l'apprenti héros avait semé un léger doute en lui, il avait repris son avancée, déterminé à poursuivre son but premier.

La prise sur son bras se resserre, forçant Shoto à détourner les yeux de cet homme pour se concentrer sur ce que son esprit considère comme une menace, tandis qu'elle s'approche un peu plus, le forçant à reculer d'un pas. Les choses se bousculent trop rapidement dans son esprits, c'est bien trop confus pour qu'il puisse réagir calmement, pour qu'il puisse laisser sa raison le guider, et lorsque cette fille vint poser une seconde main sur lui, son corps réagit naturellement, cherchant une fois encore à le protéger de tout contact, créant une fine pellicule de glace sur le tissus de son pull, pas assez pour que sa main reste bloquée mais juste assez pour que la morsure du froid lui fasse regretter de l'avoir touché.

Il entrouvre les lèvres, prêt à dire quelque chose, n'importe quoi qui lui permettrait d'éclaircir la situation, mais l'homme en costard n'est qu'à quelques centimètres d'eux et il tend la main, prêt à s'emparer de l'épaule frêle de cette jeune fille.

C'est un simple réflexe, un mouvement bien trop fluide dans lequel Shoto glisse une de ses mains sur celle de l'inconnue qui tien toujours le devant de son pull, la forçant à lâcher prise tandis qu'il la pousse derrière lui tout en repoussant le bras de l'homme de sa main libre.

" Recule. "

Il s'adresse à lui, le regard sombre, le corps en position de défense, dressé entre lui et l'inconnue  vers qui il tend un bras pour lui faire comprendre de rester également en retrait. Son visage affiche cette expression sûr de lui, il ne tressaille pas une seconde mais lorsque l'inconnu glisse son regard derrière lui, il serre les dents baissant sa voix d'une octave.

" J'ai dis. Recule. "

Un sourire carnassier, presque moqueur s'installe sur les lèvres de l'homme qui le toise à présent du regard mais il en faut plus pour intimider l'étudiant et il semble le comprendre alors que son regard bicolore ne le quitte pas une seconde.

" Elle est avec moi, je te le demande une dernière fois, recule. "

Il ignore si ce sera suffisant, les gens agissent tous différemment avec lui, parfois il lui suffit d'un regard pour se faire respecter, souvent on murmure le nom de son père sur son passage et ça suffit à les maintenir à distance parce qu'Endeavor est loin d'être le genre type qu'on puisse approcher facilement et il s'était assuré durant l'enfance de son petit protégé de maintenir à l'écart les journalistes et paparazzi, alors Shoto sait qu'il peut se permettre de se montrer intimidant parce qu'au mieux on sait qui il est et dans le cas contraire il parvient à dégager cette aura qui l'a poussé à se tenir à l'écart des autres durant de nombreuses années.

Alors à cet instant, même sans compter sur son alter, il n'avait d'autre choix que de se tenir face à cet homme, le bras gauche toujours tendu derrière lui, dernière barrière entre lui et cette jeune fille qui avait malencontreusement croisé sa route.
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( Pando )
Shoto Todoroki
Pour les curieux
Alter : Ice & Fire
Classe : Seconde A [Yuei]

Nahoko Okada
# Re: she won’t let you go till you're scarred - ft. ShotoMar 27 Avr - 1:19
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she won’t let you go till you're scarred
ft. Shoto Todoroki
cold cold cold - cage the elephant (song)

Le sol s’écroule mais tu ne bouges pas. Tu te sens tellement vide comme-ci tous tes sentiments avaient pris la fuite. Ton cœur ne sachant même plus la raison de son battement, la haine que tout ton être garde enfouie s’accumule et s’amplifie, tu en veux à quelque chose que tu ne connais pas. Déchirée par le silence tu t’es demandée comment avancer, toujours cette impression de te retrouver seule dans une immense galaxie, ne ressemblant à aucune de toutes ces étoiles. Encore une fois, tu es assisse au bord du vide, de cet immense espace qu’est la vie. Tu as toujours hésité à sauter. Voir les trous noirs faire disparaître n’importe quoi, les comètes s’écraser et les étoiles mourir, ça te terrifiait. Tu ne voulais pas faire partie de tout ça Nahoko, tu étais bien sur ton rebord de pierre à regarder ce qu’il se passais sous tes yeux sans pouvoir y toucher mais quand l’étoile que tu pouvais fixer pendant des heures a explosé, tout ton être s’est renversé. Explosant avec elle en un million de morceau. Tu ne voulais pas être comme cette étoile, mourir sans n’avoir jamais rien vécue. Tu ne voulais plus regarder le décor sans en faire partie, tu avais besoin de mettre des images sur les histoires que l’on te racontait, tu voulais savoir qui tu étais, montrer de quoi tu étais capable à ton tour. Ressentant comme une vague de bonheur, de nouveauté, alors sûre de toi, tu t’es mise debout déployant tes ailes et dans un élan d’espoir tu as quitté ce rebord de pierre, quittant cette amertume refuge de toutes tes peurs.

words like violence
break the silence
come crashing in
into my little world


Cet inconnu. Cette ombre planante dont la noirceur s’approche de toi, toujours un peu plus rapidement alors que tu cherches une solution. L’âme au bord de ce balcon où le vide semble interminable. C’est à croire que tu es prête à sombrer à tout moment Nahoko, si ce n’est pas déjà fait. De ton patronyme en diffère ton esprit tumultueux, à la lisière de la lumière, les ténèbres bien trop proches de tes veines. Tes pas claquant contre le bitume du trottoir, désireuse de fuir, de prendre tes jambes à ton coup pour déguerpir de ce guet-apens. Au lieu de ça tu attrapes le bras du premier venu, l’obligeant ainsi à se mêler à la discussion à venir. Un simple contact de ta paume contre son bras se contractant. La surprise ? Tu ne prêtes pas forcément attention à cette réaction jusqu’à ce qu’il recule d’un pas sous ton approche un peu trop envahissante. Pellicule de glace venant épouser ta paume à travers son pull avant qu’il ne te force à retirer ta main que tu observes. Est-ce son alter ? Qu’est-ce que cela pouvait-il être d’autre de toute manière. Tu n’as pas le temps de réfléchir Nahoko, l’inconnu te place dans son dos alors qu’il affronte l’individu qui a essayé de s’emparer de toi quelques secondes auparavant. Muette, les lèvres scellées, tu ne dis pas un mot, te contentant d’être spectatrice. Ta poigne serrant ton bras, tu aurais presque pu sortir ton sang s’arrêter de couler dans tes veines de par la force que tu utilisais. Ta mâchoire se serra, tout comme ta poigne et tes iris, d’une noirceur terrible annonçant rien de bon pour la suite tes événements.

Un rire rauque, feulement d’un tigre assoiffé de pouvoir dans l’espoir d’arracher le sceptre à celle qui devra un jour prendre les rênes de cet enfer brûlant sur le sol. Alors d’un pas rapide, branlant tu attrapes le poignet de l’adolescent comme pour l’inviter à laisser tomber cet affront dans lequel tu l’avais doucement poussé à entrer. Regard esquivant celui de l’homme en costard alors que tes mots sont bloqués dans ta gorge sans vraiment pouvoir en sortir. Un coup d’œil rapide te permettant d’analyser la situation, vous n’êtes pas seul et vous attirer déjà l’attention de quelques passants.

- Vraiment ? Tu es avec elle ? C’est plutôt toi qui devrais reculer futur héro. Trouve toi quelqu’un à protéger qui reste dans tes capacités, tu ne peux plus rien pour elle. Alors laisse là moi.

Futur héro ? Tes iris remontant le long du corps du lycéen jusqu’à sentir tes joues rougir légèrement. Comment est-ce que cela a pu t’échapper. Comment as-tu fait pour ne rien remarquer, ne serait-ce qu’avec la glace ? Idiote. Cheveux hors du commun, pouvoirs d’un héritage parental qui ne sont pas passé inaperçu lors des examens de Yuei que tu as suivi de près. Todoroki Shoto. Cœur ratant de nouveau quelques battements, faisant partie de ceux que tu admires tu viens à regretter ton appel à l’aide. Tu n’es qu’une source à ennuie Nahoko, le forcer à venir t’aider n’est pas le choix le plus judicieux car même s'il fait partie des nouveaux héros en devenir cela fait de lui une cible pour les personnes de ton espèce... Mais le faire intervenir pourrait le faire remonter dans la liste des personnes à abattre au plus vite.

vows are spoken
to be broken
feelings are intense
words are trivial
pleasures remain
so does the pain
words are meaningless
and forgettable


Nyx silencieuse jusque-là, tu avances d’un pas supplémentaire. Jeune femme fière et supérieur de par son statut, dominante par sa force, éblouissante par son paraître, écrasante par ses mots, repoussante par son acidité. Maîtresse dans l’art du paraître, contrôlant habillement tout ce que tu donnes à voir de toi-même au reste du monde. Pourtant, tu commences à suffoquer, à manquer d’air. S’usante, se déréglant. Une autodestruction te faisant perdre de vue l’horizon ce que tu as toujours souhaité effleurer de tes doigts. Submergée par une masse sombre et mouvante qui ne demande qu’à engloutir tes poumons, se frayer un chemin et chasser l'oxygène dans chacune des alvéoles. Tu t'étouffe, te débat. Mais la vérité c’est que tu as beau lutter, tu continues de sombrer. Telle une équilibriste aveuglée avançant sur un fil sur le point de se rompre.

- S’il te plaît... Partons...

Léger chuchotement déposé derrière l’oreille du fils de l’ennemi numéro un de ta famille suite à une alliance. Tes doigts venant dans son dos en prenant soin de ne pas toucher sa peau après avoir remarqué son malaise de la première fois, serrant juste le tissu. Ton regard sans émotion, rempli d’une noirceur habituelle des Okada, tu toises l’homme cherchant à t’arracher à ce qui t’es destiné. Pourtant, tu lui donnerais volontiers ton âme si ton calvaire pouvait cesser aussi facilement. Comment maintenir le cap vers la lumière lorsque c’est à l’obscurité qu’on semble appartenir ?

 
Nahoko Okada
Pour les curieux

Shoto Todoroki
# Re: she won’t let you go till you're scarred - ft. ShotoVen 21 Mai - 1:45

she won’t let you go till you're scarred
La réponse à sa question silencieuse vient sans attendre, l'inconnu sait qui il est et c'est tout ce qui lui suffit, nul besoin de nouvelles menaces ni même de faire étalage de sa puissance, il sait probablement de quoi l'étudiant est capable.

Le poids de leur regards s'affrontent depuis déjà de longues secondes, l'arrogance et la fierté pour l'un, l'assurance et la détermination pour l'autre. Shoto parvient à ignorer facilement le monde qui les entourent, certains passant qui s'arrêtent et murmurent, d'autres qui ont probablement déjà leur téléphone à la main. Il ne peut pas utiliser son pouvoir, il en est conscient, une loi qui lui avait déjà semblé stupide et injuste lorsqu'il avait secouru ses amis, alors il tente de se montrer aussi imposant qu'il puisse l'être, le regard sûr, le visage lisse de toute expression.

" Essayer d'enlever une jeune fille en plein jour, aux yeux de tous ? Si je m'écarte elle te suivra de son plein gré ou vous provoquerez une scène susceptible d'attirer l'attention de personnes bien plus dangereuses qu'un simple étudiant ? "


La réalisation prend place dans les yeux de l'homme, rapide expression que Shoto parvient à capter avant de voir autre chose déformer les traits de son visage, le doute, l'incertitude, la frustration, autant de choses qui prouvent au jeune Todoroki qu'il a l'avantage dans cette situation, mais avant qu'il ne puisse ajouter quoi que ce soit la présence de la jeune fille lui saute à nouveau aux yeux, il peut sentir son corps frôler une nouvelle fois le sien, tout comme il est conscient des quelques mèches de cheveux pastels qui volent et caressent la peau exposée de son cou, mais ce qui l'interpelle le plus c'est ce nouvel appel à l'aide, un simple murmure que lui seul peut entendre.

Ses poings se ferment instinctivement et son souffle se bloque l'espace d'un instant. Ces supplications il ne les a que trop entendues par le passé, les appels à l'aide d'une femme, d'une mère, restés trop longtemps sans réponses, ce comportement qu'il s'est juré de rectifier par le passé, parce qu'il était trop jeune, trop faible pour agir. Aujourd'hui les choses sont différentes, aujourd'hui il n'est plus l'enfant effrayé et impuissant, aujourd'hui il peut faire changer les choses. Un fin soupir franchit ses lèvres tandis qu'il entend l'homme grogner de frustration, "ne m'ignore pas gamin." C'est la seule chose qu'il relève avant que son regard ne rencontre une fois encore les yeux émeraudes, acquiessant silencieusement à sa demande.

Il ne vaut plus leur attention, ni a elle, ni au fils du numéro un et c'est pourquoi Shoto lui tourne le dos sans plus de cérémonie, presque certain qu'il ne fera rien de plus que proférer des menaces comme un chien qui abboie. Son attention est ancrée sur celle qui a demandé son aide jusqu'à ce qu'elle se tourne elle aussi pour reprendre leur chemin la suivant de près, dernier rampart entre cet homme et elle.

La poigne qui saisit sa veste d'un geste bref interrompt sa marche et il ne faut qu'un instant pour que la mâchoire de l'adolescent ne se crispe tandis qu'il se retourne pour saisir de sa main droite le poignet de leur agresseur.

Reflexe pur et simple, comme depuis des années, c'est cet élément qui le caractérise si bien qui sort avant quoi que ce soit d'autre, un simple avertissement, une couche de glace assez épaisse pour couvrir l'avant-bras de l'homme l'empêchant ainsi de pouvoir le bouger librement. Le cadet Todoroki est en tord, il le sait mieux que personne mais c'est plus fort que lui, il ne fait que réagir en conséquence. Sa poigne est toujours serrée sur le poignet du plus vieux qu'il dévisage avec haine cette fois-ci.

Il a compris cette fois. Il le sent à travers l'expression qui est peinte sur le visage de cet homme dont il libère enfin le poignet ignorant les halètements surpris ou choqués autour d'eux. Shoto profite de cet instant pour reprendre son chemin une nouvelle fois, enfonçant de nouveau ses mains dans les poches de son jean tandis qu'il baisse légèrement le visage, laissant les mèches bicolore de sa frange couvrir ses yeux.

Les menaces qu'il entend en arrière plan ne font que lui traverser l'esprit, des mots, toujours des mots, il le regrettera ? Il devrait craindre cet homme ? Des paroles qui n'ont aucun sens pour lui a cet instant, tout ce dont il est conscient c'est d'avoir utiliser son alter sans autorisation et d'entendre les pas de la jeune fille à ses côtés. Est-ce qu'elle lui parle ? Aucune idée, si oui, il reste muré dans le silence pendant de longues minutes, avançant sans but à travers les rues, cherchant simplement à mettre de la distance entre la menace et la victime jusqu'à ce qu'il ne s'arrête enfin.

" où vas-tu ? "

C'était la seule question logique qui lui venait à l'esprit, pas comment se sentait-elle, est-ce qu'elle allait bien, ni même son prénom, mais pourquoi et où ils se dirigeaient à présent. Elle avait lancé un dernier regard derrière eux, comme pour s'assurer qu'ils étaient bien hors de danger et ça n'avait apporté qu'un froncement de sourcils à l'étudiant qui avait à son tour regardé derrière lui.

" Je doute qu'il nous suive. Mais j'allais de l'autre côté. "


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( Pando )
Shoto Todoroki
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# Re: she won’t let you go till you're scarred - ft. Shoto
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